Comment devenir le coach émotionnel de nos enfants

Dans l’excellent livre « les émotions de l’enfant » Isabelle Roskam nous invite à devenir un coach émotionnel pour nos enfants. 

Il s’agit d’un travail (presque) à plein temps qui les aidera à développer leur intelligence émotionnelle, leur autonomie et leur estime de soi. En effet, les émotions font partie de nous. Si nous les nions ou les ignorons, notre boussole interne est cassée et nous sommes incapables de nous connecter à autrui.

L’auteure oppose le coaching émotionnel, favorable à l’épanouissement de l’enfant, à l’évitement émotionnel.

Le fait de se considère comme coach émotionnel implique de considérer les épisodes émotionnels des enfants comme des « exercices » qui facilitent l’accueil des ressentis et le développement.

Par résonance, ce comportement empathique nourrit aussi l’adulte qui se sent moins désemparé quand l’enfant subit une crise ou souffre d’une émotion désagréable.

Cet élan vers l’enfant a aussi des conséquences positives sur l’intelligence émotionnelle des adultes. En identifiant, comprenant, verbalisant et régulant l’émotion, l’enfant inspire l’adulte et vice-versa.

Chacun prend conscience que nos émotions sont personnelles et que leur déclenchement implique un message à décrypter pour aller mieux.

Les pratiques d’évitement émotionnel, elles, consistent à supprimer les émotions le plus rapidement possible. L’adulte perçoit un épisode de colère, de tristesse ou de joie comme une menace. L’évitement émotionnel est d’abord pratiqué par le parent lui-même. Il n’aborde jamais le sujet de ses propres émotions en les cachant sous une attitude de façade ou les ignorant. Il évite aussi d’évoquer le passé, prônant plutôt l’oubli.

Ce malaise émotionnel s’entend lorsqu’un parent tente d’étouffer les émotions de l’enfant  avec des expressions de ce type et en suivant des stratégies différentes :

La honte « Tu es ridicule de pleurer comme ça ! », « Tu n’as pas honte d’avoir peur ? Un grand garçon comme toi ! », « Tu es laid quand tu pleures ! » »Il n’y a que les gros bébés pour crier comme ça ! ».

Le déni : « il n’y aucune raison d’être triste pour si peu ! » Ne fais pas ta malheureuse ! » « Arrête de jouer la comédie ! »

La culpabilisation : « Arrête, ça me rend malade de te voir te mettre dans cet état ! » « Avec tout ce qu’on fait pour toi, tu es bien ingrat de te dire malheureux ! » « Tu es trop gâté ! » »Qu’est-ce que je te fais ? Tu crois que je mérite cela ? »

La peur : « Si tu continues à pleurer, tu vas pleurer pour quelque chose de valable ! » « Tu as intérêt à faire moins de bruit ou je vais me fâcher ! » « Arrête de chouiner ou je vais te donner une bonne raison de le faire ! »

Le pansement : « Allez calme-toi ! Maman va t’acheter une glace ou un jouet, d’accord ? Je veux te voir sourire maintenant. »

Le recadrage : « Cet enfant doit manquer de sommeil pour se mettre dans un tel état. » 

Cette manière de réagir de l’adulte face aux émotions est automatique. Elle est le fruit de ses caractéristiques tempéramentales, cognitives, langagières et affectives et de son histoire personnelle (enfance vécue dans l’évitement émotionnel).

Heureusement, il est possible de transformer les habitudes et de passer de l’évitement émotionnel au coaching émotionnel (pour soi et les autres).

Pour cela, je vous invite à vous imprégner du tableau présent dans l’ouvrage d’Isabelle Roskam :

Et à puiser dans les ressources de l’article ci-dessous :

Source : « les émotions de l’enfant » d’Isabelle Roskam

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