Comment accompagner l’évolution du langage chez l’enfant

 

Dans leur livre « Dans le cerveau de mon enfant », les Docteurs Michèle Mazeau et Alain Pouhet nous proposent une synthèse étoffée du développement de l’enfant de 0 à 6 ans à la lumière des neurosciences.

Ils abordent notamment le sujet de l’acquisition du langage et nous donnent de précieux conseils pour le faciliter.

On apprend ainsi qu’au cours de sa première année, le bébé stocke une somme considérable de savoirs sur la langue maternelle même s’il s’exprime peu.

Aux alentours de 2-6 mois, il commence à proférer des « ah-reu » mais c’est surtout vers 8-12 mois que les prémices de la parole se mettent en place avec les babillages.

Ces babillages procurent un grand plaisir au bébé. Il s’amuse avec les syllabes et avec les intonations.

Vers 12-16 mois, l’enfant entre dans le monde complexe du langage avec 3 sous-systèmes :

  • les sons de notre langue
  • les mots du vocabulaire
  • leurs phrases (et la grammaire)

Le développement du langage dépend de l’audition, du désir et du besoin de communiquer et de la maturation et de la coordination des organes phonatoires (bouche, langue, cordes vocales).

L’enfant s’entraine à produire des sons de diverses façons :

  • en doublant les syllabes « tutu » « bibi ». L’enchainement de syllabes différentes est encore trop difficile à produire.
  • il fait des raccourcis pour progressivement mémoriser les syllabes dans l’ordre : « bibon » au lieu de « bibéron », « feur » au lieu de « fleur »…

Quoi qu’il en soit, tous les petits ont du mal à prononcer l’ensemble des mots entre 16 et 36 mois.

Voici un tableau intéressant sur la compréhension de 12 mois à 3 ans :

Comment les aider ?

Afin de les accompagner dans cette évolution du langage, voici 3 conseils judicieux pour les parents :

  • Soyez attentif au message que l’enfant veut transmettre et non la façon dont il le transmet.
  • Ne faites pas répéter l’enfant « convenablement » en revanche, répétez systématiquement le mot sous la bonne forme « Tu as raison, c’est un crocodile » « Tu la trouves jolie la fleur, n’est-ce pas ? »
  • Ne vous adressez pas à lui en reprenant ses erreurs d’articulation car s’il distingue mal les sons qui se rassemblent cela ne fera qu’ajouter à sa confusion et s’il distingue bien les sons proches mais qu’il ne peut pas encore les prononcer correctement, il ne comprendra pas pourquoi on lui parle « bébé ».

 

« Dans le cerveau de mon enfant » de Dr Michèle Mazeau et Alain Pouhet est disponible sur :

 

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous-aussi, vivez une parentalité positive ! Rejoignez le mouvement ! 🙂