Ces émotions parasites qui « hantent » les enfants

Les émotions nous aident à réagir instinctivement face à une situation vécue en direct en déclenchant un pic de stress qui mobilise nos ressources et affute nos réflexes. Elle nous aide à rester en vie, nous protéger ou protéger autrui.

En revanche, il existe des réactions émotionnelles dites « parasites » non liées à une situation présente mais plutôt passée. Ce sont notamment ces émotions parasites (comme différentes peurs) qui sont les plus fréquentes puisqu’elles sont à l’origine des « mauvais » comportements des enfants 90% du temps !

Pour les peurs, ce sont par exemple la peur des araignées, la peur de l’eau, la peur du noir, la peur de l’échec,… même si l’objet de la peur n’est pas visible, celle-ci reste vive et est prête à surgir.

Pour rester sur les peurs, quelques-unes sont innées et interviennent à certains stades de développement de l’enfant (ce côté inné est probablement issu d’une mémoire transmise génétiquement au fil de l’évolution ou de façon héréditaire) , d’autres proviennent d’une mauvaise expérience ou d’un souvenir désagréable plus ou moins récent.

Pour ce deuxième cas, nous pouvons imaginer ce que va ressentir un élève qui n’a pas réussi à répondre à une question devant toute la classe alors qu’il a essuyé une remarque désobligeante de son professeur…

Lorsque la situation se reproduira ou dans l’anticipation qu’elle se reproduise, la peur d’échouer ou de se sentir ridicule se réveillera encore et encore, se mélangeant même à de la tristesse et de la colère. L’émotion revient comme un élastique. D’où le nom de ce phénomène : les émotions élastiques.

 

Ce qui est important dans ce cas est d’agir sur l’émotion d’origine (là où l’élastique est retenu) en rationalisant voire relativisant (par le récit et le raisonnement) ou encore en posant simplement des mots dessus.

« Voici ce qui s’est passé. J’ai ressenti … . »

Le rappel en conscience de l’évènement vécu débloque la mémoire et l’affect pour le modifier. La charge émotionnelle peut alors diminuer et même disparaitre.

Cette démarche nécessite cependant que l’enfant ait accès à ses souvenirs et que les émotions soient écoutées par un entourage empathique.

Si ce n’est pas le cas, des thérapies sont susceptibles de faciliter tout-de-même la libération émotionnelle et de débloquer les émotions  collées au passé comme l’EFT, Tipi, la sophrologie, l’hypnose ou encore l’EMDR.

Pour l’EFT : L’EFT pour aider les enfants à surmonter leurs émotions

Pour la sophrologie : 3 exercices de sophrologie pour apaiser les émotions des enfants (peur, colère,…)

Pour Tipi :  La gestion des émotions des enfants avec la méthode TIPI

Afin que le volume de ces émotions parasites diminue, il existe un geste simple : invitez régulièrement l’enfant à décrire ses émotions et raconter les évènements qui en constituent le cadre. Pour établir ce dialogue autour des émotions, des outils sont à votre disposition  dans cet article.

C’est dans cette idée que j’avais aussi créé cet outil : Un support gratuit pour aider les enfants à raconter leur journée !

 

Enfin, prenons conscience de l’importance d’accueillir les émotions des enfants plutôt que d’essayer de les éteindre (voir les expressions anti-émotions)

 

Sources :

 » Trouver son propre chemin » d’Isabelle Filliozat

« Il ne veut pas faire ses devoirs » de Véronique Maciejak

 

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