La bienveillance éducative est un challenge plus difficile à relever en travaillant

Lorsque je rédige les articles de ce blog, je ne peux m’empêcher de penser à ma situation d’avant. Celle où j’étais exposé presque quotidiennement à des formes de malveillance, micro-agressions répétitives, qui, mises bout-à-bout et cumulées aux problèmes « classiques » (financier, soucis des enfants,…) augmentaient le niveau général de stress mental et physique. Ce même stress qui provoque la colère et parfois les actes violents. Le stress chronique est un poison !

D’un naturel calme, j’étais pourtant heurté par ces vagues… et même abimé, comme l’érosion d’un rivage. Et cela entamait ma disponibilité, mon empathie et mon auto-empathie. Je n’étais plus la personne que je souhaitais être. Je perdais de l’énergie à résister et à faire semblant.

À ce moment-là, j’ai décidé de stopper la course effrénée au rendement professionnel qu’encourageait mon ancienne entreprise et qui « justifiait » cette pression de tous les instants (merci pour le prestigieux cadeau du téléphone pro).

Si je ne l’avais pas fait, j’aurais perdu pied (et je l’ai probablement un peu fait en frôlant le burnout). On a beau dire que le stress du travail peut être diminué par la pratique d’un sport ou de la méditation, je trouve plutôt que c’est s’attaquer aux symptômes et en oublier la cause. Il est essentiel de traiter la cause et les symptômes dans cet ordre ou simultanément.

C’est pour cette raison que j’ai choisi de devenir indépendant, de sortir du système, de ne plus être salarié, de dire adieu à une rémunération confortable (pas tant que ça au fond) et stable et de tenter ma chance en créant ce site (et d’autres) pour me consacrer au web, un support gratuit et accessible à presque tous. Je l’ai fait par passion (j’aime partager, créer et explorer), par logique (j’adapte mes heures de travail à mon rôle de papa) et par utilité (j’en apprends tous les jours).

Je suis satisfait de ce choix et d’avoir pris conscience que je l’avais. Et surtout, j’encourage le plus grand nombre à se poser cette question : mon travail me permet-il d’être qui je veux être ?

Je focalise sur le travail car c’est là que nous passons la plus grande partie de notre temps. S’il est toxique ou ne nous convient pas, tous les domaines de notre vie en sont affectés. Et on aura beau lire et s’imprégner de bienveillance, suivre des formations coûteuses, s’évertuer à appliquer des recettes, il sera difficile voire impossible de l’appliquer et de l’incarner car quelque chose n’ira pas.

Le stress est un voyant rouge sur notre tableau de bord. Il nous invite à réfléchir à nos valeurs, à nos besoins et à nous. À prêter l’oreille à notre environnement, à nos enfants, à notre conjoint…car le stress est, de plus, contagieux. Il se diffuse partout. Alors, guettons les foyers de stress et éteignons-les (seul ou en équipe).

Ajoutons un aspect supplémentaire à la pratique de la bienveillance éducative spécifiquement : elle demande du temps. Du temps pour soi, du temps pour tester, du temps pour observer, du temps pour ajuster, du temps pour maitriser, du temps pour s’adapter,…et du temps pour régler nos problèmes intimes et les croyances (dont les racines sont dans le passé) qui font obstacle à notre équilibre et à nos buts. Du coup, c’est un véritable cheminement de l’ordre du développement personnel qu’il est nécessaire de mener. Sur ce point, les livres de Christophe André et des auteurs de psychologie positive m’ont beaucoup aidé à me « réveiller ».

Voilà où j’en suis aujourd’hui. J’ai quitté une « zone de confort » très inconfortable pour épouser une vie et une activité certes moins balisées mais qui collent plus à ce que je suis et ce que je souhaite être. C’est comme une re-connexion.

 

Pour la suite, je vous propose très bientôt un site (gratuit toujours) où j’expliquerai comment se lancer comme je l’ai fait. À bientôt.

 

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