Astuce parentale : être le miroir des émotions de l’enfant

Nous l’avons vu dans de précédents articles, le cerveau de l’enfant est immature. C’est plus particulièrement le cortex préfrontal qui n’est pas opérationnel. Cette immaturité empêche l’enfant de réguler seul ses émotions.

D’où les tempêtes émotionnelles auxquelles nous sommes nombreux à assister et dont les enfant ne sont que des victimes non consentantes.

Les deux principaux moyens d’accélérer la maturation du cortex préfrontal sont la bienveillance et l’empathie.

Nous allons surtout nous pencher sur le second : l’empathie.

Selon Brené Brown, l’empathie se caractérise par :

  • La capacité à voir la situation sous le même angle que l’enfant ou la capacité à reconnaître le point de vue de l’enfant comme étant sa propre vérité.
  • Éviter le jugement
  • Reconnaître les émotions de l’enfant et les communiquer/verbaliser
  • Éprouver des sentiments avec d’autres personnes

Ces 4 caractéristiques peuvent être illustrées par un objet : un miroir !

 

Un miroir ne juge pas, ne conseille pas, n’occulte pas, il renvoie fidèlement ce qui se trouve devant lui, facilitant la prise de conscience et le recul de la personne qui est reflétée.

Ainsi, en tant que parents, si nous décrivons ce que l’on voit en essayant d’arborer le point de vue de l’enfant et en y associant une verbalisation des émotions en présence, l’enfant se sent connecté à nous, respecté, entendu et surtout SOULAGÉ.

Normal, il a le sentiment d’être compris et que son émotion, qui est sa réalité, est accueillie !

En plus, en entendant la manière dont elle est accueillie, il la transforme en pensée ! Il intègre et enregistre les éléments de langage relatifs à son ressenti.

L’émotion devient une pensée !

Ce qui revient à dire que l’émotion quitte les locaux sommaires du cerveau émotionnel pour arriver à l’entreprise moderne  (mais toujours en construction) du cortex préfrontal !

 

Ainsi, à chaque fois que votre enfant semble ressentir une grosse émotion qui menace de le déborder, imaginez-vous être le miroir de son état émotionnel. Ne le conseillez pas, ne le menacez pas, ne l’ignorez pas, mais décrivez son état émotionnel :

« Tu as l’air en colère. »

« J’ai l’impression que tu le détestes. »

« Tu semble blessé. »

« Je vois que tu es triste. »

 

Ainsi, vous l’aiderez à développer son intelligence émotionnelle en alimentant et entrainant son cortex préfrontal. Génial !

Et là, je suis heureux de partager ceci avec vous !

 

Sources :

Les 4 piliers de l’Empathie 

« Entre parent et enfant » de Dr Haim Ginott

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