10 phrases pour aider un enfant à s’accepter tel qu’il est

vivre heureux avec son enfantJe partage avec vous 10 phrases présentes dans le livre de Catherine Gueguen « Vivre heureux avec son enfant« . Elles concernent l’acceptation de soi des enfants.

Je les ai légèrement adaptées et je vous invite à en faire autant en fonction de l’âge de votre enfant et de vos préférences.

Cette approche bienveillante repose sur des principes simples : l’amour inconditionnel, l’absence de compétition, la reconnaissance des talents, le non-étiquetage et le non-jugement.

Ces phrases doivent s’accompagner d’actions comme nous le verrons en deuxième partie.

  • « Je t’aime parce que tu es toi » 
    C’est la phrase emblématique de l’amour inconditionnel. Le socle de la confiance en soi des enfants.
  • « Tu es unique »
    Cela implique que l’enfant devra arpenter son propre chemin de vie et s’orienter en fonction de ce qu’il est. Le fait d’être unique est une force. Pour lui et pour la société qui bénéficiera des talents de chacun (qui se compléteront).
    Cette phares implique aussi le respect des goûts et des points de vue de chacun.
  • « Tu possèdes des talents, des richesses différents de tes frères, soeurs ou camarades »
    Outre l’aspect génétique,  nous possédons tous des talents qu’il nous reste à découvrir et à cultiver au gré de notre parcours. Au sein des fratries, la différenciation est importante pour s’affirmer et les comparaisons sont à éviter.
  • « Ta qualité d’être humain ne se résume pas à ton physique, tes réussites scolaires, sportives mais à la connaissance de tes propres ressources, ce qui te met en harmonie de ce que tu es sans aucun rapport de supériorité ou d’infériorité avec les autres. »
    Tu n’es ni au dessus, ni en dessous de quiconque. Tu es toi. Tu avances à ton rythme. Tu apprends chaque jour. Ecoute ta joie. Fais ce qui te plait. Ce message est d’autant plus essentiel dans des environnements qui favorisent la comparaison et la compétition (les notes à l’école, les classements sportifs,…)
  • « Tu as le droit d’éprouver des émotions. Elles révèlent tes besoins.  » 
    Les émotions et les besoins sont à la base de l’épanouissement personnel et de la construction de soi. Identifier et comprendre ses émotions et ses besoins, c’est aussi mieux se connecter aux autres. En effet, chacun de nous, à chaque instant, essaye consciemment ou pas, de satisfaire ses besoins. Nos comportements sont liés à cette quête.
  • « Tu as ta place. Tu comptes. » 
    Afin de donner des preuves de cette place et d’ainsi nourrir le sentiment d’utilité des enfants, invitez-les à s’exprimer dans des réunions hebdomadaires où chacun  prendra la parole et tentera de trouver des solutions aux problèmes rencontrés. Ce sera aussi l’occasion de resserrer les liens en listant les facteurs qui contribuent au bien-être de tous.
  • « Tu grandis au fil de tes expériences et de tes rencontres. »
    Cette phrase est une excellente façon d’introduire la notion suivante : ton cerveau est évolutif et neurosocial. Les interactions avec les autres et les défis que nous nous lançons transforment à chaque instant notre câblage neuronal. De plus, on peut s’entrainer pour s’améliorer tout au long de la vie.
  • « Tu peux choisir de croire en toi » 
    Suggérer le pouvoir de croire en soi est essentiel au bien-être. « oui, je peux choisir de croire en moi quel que soit ce que j’entreprends, quel que soit ce qu’on me dit. »
  • « Je crois en toi » 
    On évoque ici la croyance inconditionnelle, un autre aspect de l’amour. Cela donne des ailes aux enfants et les poussent à l’action.
  • « Tu es la somme de tes choix et tu peux choisir de choisir. »
    Point de vue optimiste de la vie : on peut choisir. Et même le fait de ne pas choisir est un choix. Il existe un champ des possibles immense.

 

Les actions qui favorisent l’acceptation de soi :

  • laisser les enfant faire leur expérience (tant qu’ils sont en sécurité) : cela implique de leur confier des tâches, de ne pas se substituer à eux quand ils savent faire, d’encourager leurs tentatives et de les accompagner pour qu’ils acquièrent des compétences.
  • ne pas juger mais remarquer : observer et remarquer oralement un acte d’un enfant vaut tous les jugements du monde. Le jugement a tendance à créer un référentiel externe dont l’enfant dépend ensuite pour se motiver et qui est à l’origine d’une tendance à la comparaison avec autrui. Or, le but est que ce référentiel soit interne. Donc, les jugements et étiquettes tels que « tu es… », « c’est beau/moche/… » sont à bannir au profit de preuves d’attention sur les comportements à reproduire « oh ! je vois que tu as tracé cette lettre en restant dans les lignes ».
  • organiser des jeux collaboratifs : ils sont propices à construire un état d’esprit positif autant que collectif, loin de la compétition.
  • la détermination des forces des enfants : lire cet article à ce sujet.
  • pratiquer l’altruisme : il rend heureux et augmente le sentiment de contribuer positivement à la société en partageant notre énergie, nos talents et notre temps (sans rien attendre en retour).
  • apprendre à écouter avec empathie : le premier signe de reconnaissance pour un enfant est l’écoute. Cet article vous guidera.
  • l’utilisation des outils d’expression émotionnelle : voir  article 1 et article 2 pour des outils et des idées.
  • « qu’en penses-tu » : donner la parole aux enfants, c’est leur signifier qu’ils sont importants et leur avis compte. Cette question est aussi une esquive pour éviter de porter un juger personnel. 🙂
  • la résolution des conflits : un conflit peut laisser des blessures profondes qui entament l’estime de soi et alimentent des émotions désagréables qui peuvent provoquer des comportements de revanche. Voici une roue pour s’en sortir de façon non-violente.

Une petite citation pour finir :

enfant estime de soi Catherine Gueguen

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