À partir de quand un enfant est-il hyperactif ?

Pierre Delion, psychiatre et psychanalyste, nous explique à partir de quand un enfant peut être considéré comme hyperactif. Il précise que dans 9 cas sur 10, il s’agit surtout d’instabilité psychomotrice qui ne nécessite pas de traitement chimique (traitement que nous développons à la suite de la vidéo).

Il poursuit en nous invitant à distinguer l’hyperactivité, l’impulsivité et le trouble de l’attention et de s’engager dans un accompagnement de l’enfant pour déterminer les causes psychologiques possibles.

Pierre Delion évoque également les méfaits d’une forme de laxisme dans la parentalité avec l’absence de cadre sécurisant et de règles (même s’il parle plutôt de « limites« ). Les conséquence de ce mode éducatif seraient un sentiment de « toute-puissance » de l’enfant qui se traduirait notamment par une incapacité à résister à la frustration et l’adoption de comportements désapprouvés.

J’avoue être  en désaccord avec ce terme de « toute-puissance » qui pourrait justement suggérer une opposition, des méthodes répressives et une lutte de pouvoir entre parent et enfant.

C’est là où intervient l’approche de la parentalité « positive » qui est une alternative idéale puisqu’elle associe bienveillance et fermeté, contribuant à une collaboration avec parent/enfant.

 

 

L’avis des neurosciences

« Les connaissances émanant des neurosciences ont montré de façon catégorique que les cerveaux des enfants qui souffrent de TDAH sont différents de ceux des enfants témoins. La recherche menée sur les bases neurobiologiques du TDAH est passée récemment d’un modèle fondé sur des différences régionales du cerveau à une trame caractérisée par une perturbation de la connectivité entre plusieurs zones. Actuellement, nous obtenons encore principalement des informations sur les éléments individuels de ces réseaux. Dans un proche avenir, nous devrons mieux comprendre comment ces éléments s’assemblent.

Même s’il existe encore des obstacles d’ordre technique et méthodologique, nous découvrons aussi les bases génétiques des dysfonctionnements observés et les facteurs environnementaux qui interagissent possiblement, de façon complexe, avec ces bases génétiques.  » via

 

Comment agit le méthylphénidate ? 

Le méthylphénidate (Ritalin®, Rilatine®, Biphentin®, Concerta®, PMS-Méthylphénidate®) est le médicament de loin le plus employé en cas de TDAH. Il ne guérit pas le trouble et ne prévient pas sa persistance à l’âge adulte, mais il en réduit les symptômes tant que la personne est en traitement.

Il s’agit d’un stimulant qui augmente l’activité de la dopamine dans le cerveau. Paradoxalement, cela apaise la personne, améliore sa concentration et lui permet de vivre davantage d’expériences positives.  via

Mais…

Contre indications aux médicaments 

Patricia Baguet,  pédopsychiatre et thérapeute familiale, nous alerte sur le recours aux médicaments.

 

Aider un enfant hyperactif, impulsif, qui a du mal à se concentrer 

Le pédopsychiatre Stéphane Clerget nous donne de précieux conseils pour aider les enfants.

On évitera cependant la technique des bons points et cadeaux qui pourraient avoir des effets indésirés sur le long terme (voir cet article).

 

La méditation 

La pratique de la méditation constitue une solution naturelle pour réduire les symptômes des TDA ou des TDHA.

Vous trouverez des méditations et autres exercices de sophrologie dans cet article.

Autre piste : Soigner l’hyperactivité et les troubles de l’attention avec le neurofeedback 

Voici une émission intéressante sur une alternative au méthylphénidate : le neurofeedback

 

yapakabe

 

Pour en savoir plus :

Hyperactivité et inattention (encyclopédie sur le développement des jeunes enfants)

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