6 alternatives aux punitions à la maison ou à l’école

À moins que vous n’aimiez être punis ou infliger des punitions aux adultes qui vous entourent en ayant constaté des résultats probants, vous comprendrez aisément que les punitions ne sont pas du tout adaptées à l’éducation. Un bâton, quel qu’il soit, conditionne par la violence. Et une récompense fait de même mais par l’effet carotte. Punitions et récompenses sont deux côtés d’un même outil de manipulation alors que ce que nous recherchons tous, au fond, est de voir grandir des enfants responsables, respectueux et épanouis. Bâtons et carottes ne permettent pas cela.

Mais revenons aux punitions.

Dans leur livre « Parler pour que les enfants apprennent », Adele Faber et Elaine Maslish proposent des alternatives sans violence (mais avec fermeté) :

 

  1. Suggérer un comportement convenable en verbalisant le ressenti :
    Se connecter aux émotions de nos enfants et les verbaliser ramène leur cerveau dans la réflexion car son immaturité le rend vulnérable au stress et aux débordements émotionnels.
    « J’entends ta frustration. Ce serait plus convenable de … »
  2. Exprimer notre désapprobation avec fermeté mais sans juger la personne :
    En partageant notre mécontentement, l’enfant comprend que son comportement est inacceptable. Il le comprendra d’autant mieux qu’il n’est pas humilié par son parent. À son tour, quand quelque  chose ne lui conviendra pas, il imitera cette expression avec le « je » au lieu d’opter pour l’agressivité ou les insultes.
    « Je suis choquée d’entendre …. / de voir … ce comportement »
  3. Exprimer vos attentes au lieu de dire ce qu’il ne faut pas faire :
    Au lieu de reprocher et d’interdire, nous pouvons dire clairement ce que nous attendons.
    « Je veux que tu parles calmement/ avec des mots corrects/… »
  4. Montrer l’exemple :
    Si un enfant insulte, nous n’allons pas l’insulter en retour mais lui monter comment agir dans le respect. Idem pour les cris : si nous CRIONS pour ordonner à une enfant d’arrêter de crier, c’est peu efficace car illogique…
    « Ce que j’aimerais voir, c’est une liste de mots que tu pourrais utiliser pour exprimer ta colère à la place de ceux que tu viens de prononcer. »
  5. Proposer des choix :
    Si l’enfant ne sait pas quel comportement adopter, s’il ne l’a pas appris, compris ou ne s’en souvient plus,…nous pouvons guider son comportement et sa réflexion  en proposant des choix :
    « Tu peux faire ceci ou ceci »
  6. Décrire les conséquences de ses actes :
    En décrivant sans juger les conséquences des actes des enfants, nous les motivons à prendre conscience de l’importance de modifier leur comportement.
    « Paul n’a plus envie de jouer avec toi car tu l’a poussé. »

 

Source : « Parler pour que les enfants apprennent à la maison et à l’école » d’Elaine Mazlish et Adele Faber est disponible sur amazon.fr

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous-aussi, vivez une parentalité positive ! Rejoignez le mouvement ! 🙂