18 méthodes pour calmer la colère des enfants

 

Un enfant ne peut pas traverser une colère seul car son cortex-préfrontal n’est pas encore opérationnel. C’est donc son cerveau émotionnel qui est aux commandes quand une crise survient.

Heureusement, il existe des outils pour l’aider à accepter ce qu’il ressent et à s’apaiser sans violence. 

Une fois le calme retrouvé, un dialogue est possible pour déterminer la cause de cette emotion et, peut-être, l’identification des besoins insatisfaits.

Voici une sélection de 18 outils et méthodes qui s’inspirent des neurosciences, de la pleine conscience, de la sophrologie, de la communication non violente ou encore de l’art thérapie : 

Le sac à colères


Dans son livre « aidez votre enfant a gérer ses colères », Stéphanie Couturier nous propose une idée : le sac à colères.

Pour fabriquer ce sac, soit vous vous servez d’un tissu plié comme une bourse et fermé avec une ficelle ou une corde, soit d’un sac déjà existant.

Ce qui est important est de le personnaliser afin que l’enfant se l’approprie complètement et de le disposer dans un lieu choisi par l’enfant à côté un bloc de feuilles et des crayons qui serviront à dessiner la colère. Ce sera le « coin colère » ou le « coin émotionnel » si vous l’utilisez pour d’autres émotions .

La personnalisation commence par le prénom de l’enfant et se poursuit par des stickers et autres éléments à coudre ou à coller avec des scratch.

Une fois cette colère représentée, invitez votre enfant à faire une boule du papier et à le placer dans le sac qui sera alors refermé jusqu’à sa prochaine utilisation.

À la fin de la semaine ou dès que le sac est plein, jetez son contenu dans la poubelle à l’extérieur de la maison. (source)

 

2 L’ardoise de la colère

Vous aurez besoin d’une ardoise, de craies de différentes couleurs, d’un chiffon.

Voici les informations à fournir à votre enfant pour l’utilisation de cette ardoise :

  • « Quand tu ressens une colère, tu peux te servir des craies et de ton tableau pour la gribouiller (ce geste de l’enfant est un signe pour les parents/éducateurs que leur présence bienveillante est requise). Tu peux accompagner cette action d’une phrase : « Colère, je te gribouille sur ce tableau ! » »
  • Une fois l’expression créative de la colère terminée (ou avant si l’enfant est vraiment dans une forte tempête émotionnelle qui l’empêche de dessiner) , parents/éducateurs peuvent offrir un câlin, une verbalisation de ce que l’enfant ressent (« je vois que tu ressens de la colère »), un verre d’eau, une respiration coeur contre coeur, …
  • « Dès que tu te sens apaisé, efface la colère puis retourne le tableau pour dessiner ton nouvel état émotionnel. » Notez que dessiner des smiley et des soleils est un moyen de retrouver le sourire. Laissez votre enfant prendre le temps de ressentir cette émotion agréable afin qu’il s’en imprègne.

3 Les petits points

« Tu veux bien me montrer où est ta colère sur l’affiche ? »

Le support des petits points permet à l’enfant de concentrer son attention sur son doigt et d’écouter l’intensité de son émotion. Cela favorise sa libération. Il est possible de l’appliquer pour toutes les émotions (voir cet article).

Voici la feuille à imprimer :

 

4 Switch ta colère !

Cette technique du switch est un entrainement mental pour apaiser la colère en autonomie grâce à l’imagination, l’ancrage et la pleine conscience.
Je vous suggère par conséquent de présenter Switch comme une activité ludique et créative dans un premier temps.

Progressivement, l’enfant apprendra à switcher d’un état d’énervement à un état de calme. Ce qui lui permettra de communiquer pour accéder à ses besoins.

Imprimez recto-verso  et plastifiez le support suivant ci-dessous.

  • proposez à votre enfant de se dessiner en colère. Invitez-le à imaginer ce qu’il ferait et dans quel environnement (près d’un volcan, dans une ville, dans l’espace,…). Tout est permis. Restez quelques minutes sur ce dessin afin de détailler un maximum cet état de colère qu’il imagine (émotions, sensations, pensées…)
  • proposez-lui maintenant de s’imaginer calme et serein avec la même approche. Détaillez ce qu’il ressent et amplifiez ce phénomène en respirant profondément avec lui. Vous pouvez le prendre dans vos bras s’il est d’accord afin de synchroniser vos respirations (et profiter d’un câlin apaisant).
  • dites-lui que maintenant, dès qu’il sent la colère monter, il peut prendre une feuille de ce type (dans un lieu de la maison à déterminer avec lui) et dessiner sa colère jusqu’à ce qu’il se sente mieux.
  • puis retourner la feuille et se dessiner apaisé.

 

5 Colère = Cool Air !

L’idée de cette technique repose sur plusieurs principes :

  • la respiration profonde
  • la transformation du mot « colère » en « cool air »
  • l’association de mots à connotation zen (« cool » et « air »)
  • l’expression des émotions
  • l’expression des besoins
  • la visualisation
  • la pleine conscience

Les 3 étapes :

  1. je sens la colère monter en moi (j’écris « colère » dans ma tête)
  2. j’inspire lentement en disant/pensant COOL puis j’expire en disant AIR (je peux même fermer les yeux et sourire en disant AIR)
  3. je dis  « je me sens en colère car j’ai besoin de… »

J’ai résumé ces étapes dans cette illustration qui permettra également aux enfants de s’approprier des éléments visuels (l’éclair noir, le mot colère en rouge puis les deux mots COOL AIR en bleu et le soleil). Notez que les couleurs comptent également :

Variante :

  • à l’étape 2, on peut accompagner les mots de gestes :
    – en disant « cool » on lève les bras jusqu’au dessus de la tête
    – en disant « air » on baisse les bras jusqu’aux hanches

6 La balle attrape-colère

La balle est un excellent accessoire pour symboliser et canaliser la colère d’un enfant.

  • Achetez une balle de tennis jaune (ou une balle en mousse).
  • Présentez-la à votre enfant comme la « balle attrape-colère ». Expliquez-lui qu’elle a comme pouvoir d’absorber la colère et que c’est très pratique pour s’en débarrasser. Dites-lui que c’est vous qui la garderez sur vous (dans votre sac).
  • Faites une séance d’entrainement pour la faire fonctionner.

Consignes :

A) Donnez la balle à l’enfant. 

Pour ce faire, prenez la balle dans votre sac, montrez-la à votre enfant, approchez-vous de lui et mettez-la dans sa main en vous servant de votre autre main pour recouvrir la sienne. Restez une seconde ainsi avec sa main dans les vôtres. Le contact physique chaleureux est important à ce stade et cela crée un rituel positif. Ajoutez avec une voix douce : « voilà, ta colère est là-dedans. »

B) Demandez maintenant à l’enfant s’il est prêt à se débarrasser de sa colère et quelle trajectoire il veut donner à la balle : directe, avec rebond ? L’avantage du rebond est que l’enfant prendra conscience de l’aspect éphémère de l’émotion qui diminue à mesure que les rebonds s’estompent.

C) Dites-lui que vous êtes prêt à réceptionner sa balle.

D) Réceptionnez sa balle avec un grand sourire.

E) Demandez-lui s’il reste encore de la colère en lui.

S’il répond « oui », recommencez à partir de A) . S’il répond « non », finalisez le rituel.

F) Revenez vers votre enfant et invitez-le à faire rebondir puis rattraper sa balle. Félicitez-le en lui expliquant qu’il maîtrise sa balle comme sa colère.

G) Prenez-le dans vos bras et dites-lui que vous êtes fier de lui et que vous l’aimez.

 

7 Le dragon et le volcan de la colère

 

  • Commencez par imprimer ce dragon (le fichier A4 est en bas de l’article):

dragon à colorier

 

  • Expliquez à votre enfant que la peau du dragon change de couleur en fonction de son humeur.

S’il est vert, tout va bien. Le dragon fait des blagues, parle gentiment, vole pour ramener des fleurs, etc. La température est agréable.

A l’opposé, s’il est rouge, il s’apprête à cracher du feu : c’est la colère du dragon. La température est haute, c’est une véritable fournaise ! Attention les dégâts !

Voici le code couleur que vous pouvez utiliser pour mesurer l’intensité des émotions (et y insérer une notion de température, comme un thermomètre émotionnel).

 

 

couleur de la colère

 

 

  • Dites à l’enfant que ce dragon est en lui et qu’il ressent les mêmes émotions que lui.

Ainsi, lui seul a le grand pouvoir de le calmer.

Ce code permet aussi aux parents d’apprendre à l’enfant à mesurer et exprimer la force de ce qu’il ressent. « Ton dragon est plutôt jaune ou rouge ? ».

 

Comment calmer le dragon ?

Heureusement, il existe plusieurs façons d’apaiser le dragon afin qu’il reste vert et sympathique. Les voici :

 

1) Ressentir ses émotions et y poser des mots.

Quand on regarde l’émotion et qu’on utilise des mots ou des images pour la raconter à quelqu’un, celle-ci diminue d’intensité. Les paroles bercent le dragon, c’est une douce mélodie pour ses oreilles. Et c’est encore mieux quand on (lui) parle doucement.

 

2) Boire un verre d’eau lentement.

L’eau éteint le feu ! Lorsqu’on boit un verre d’eau, une pluie rafraichissante tombe sur le dragon. Sa peau redevient rapidement verte et il sourit.

 

3) Respirer profondément en se concentrant sur le va-et-vient de l’air dans notre corps.

L’air frais fait baisser la température et la pression. C’est comme si tu soufflais sur le dragon pour le refroidir. Il est ainsi soulagé !

J’inspire par le nez puis j’expire lentement par la bouche, jusqu’à ce que l’atmosphère soit de nouveau agréable.

On peut même rajouter un sourire lors de l’expiration pour plus d’effet !

 

4) Emmener le dragon dans un lieu apaisant.

Demandez à votre enfant de s’imaginer et de décrire un lieu où le dragon pourrait retrouver sa sérénité. C’est un endroit où l’enfant lui-même se sent en sécurité.

 

Afin que l’enfant crée et se souvienne de cette visualisation mentale, servez-vous du modèle du dragon à colorier ci-dessous. Faites-lui souffler sur la feuille, dessiner de la pluie ou encore un décor apaisant. Imitez ensemble le dragon qui devient vert, jaune puis rouge.

Vous pouvez compléter les couleur avec le noir (niveau ultime de colère).

 

5) Chuchoter

Les chuchotements apaisent le dragon (et l’enfant). 🙂

 

Les besoins insatisfaits derrière la colère

Un enfant peut subir une colère lorsqu’il a faim, soif ou encore s’il est fatigué. Pour déterminer quel est le besoin qui lui fait défaut, accordez-lui toute votre attention (via une écoute bienveillante) et aidez l’enfant à exprimer ce qui lui manque avec empathie.  « Je vois que tu es énervé et j’aimerais t’aider. »

Surtout : ne le jugez, ne criez pas, ne le menacez pas…et montrez l’exemple au quotidien dans votre gestion de la colère. Vous-aussi, vous avez votre propre dragon à apaiser.

 

Voici le fichier PDF pour colorier le dragon ainsi que les instruction : dragon de la colère

 

Variantes : le volcan de la colère

Selon la même idée, vous pouvez aussi utiliser un volcan. Les techniques d’apaisement sont les mêmes.

Vous pouvez cependant en rajoutant une : le chant et la danse.

Les volcans adorent ça ! 🙂

volcano-295151_1280
« Souffle lentement sur le volcan pour le calmer »
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« De la végétation pousse sur ton volcan maintenant que tu as fait tomber de la pluie dessus ! »
 

8  La main du retour au calme

Je vous invite à tester un outil ludique pour que les enfants s’apaisent, expriment leurs besoins et leurs émotions, agissent sans violence : la main du retour au calme.

Voici comment l’utiliser :

  • imprimez la main présente dans l’article ou tracez le contour de la main de votre enfant sur une feuille recto/verso.
  • dites à votre enfant de poser sa main sur le dessin (que vous aurez peut-être plastifié) quand il se sent énervé, en colère ou stressé
  • suivez les instructions : 1) se rappeler la règle de non-violence (à discuter et afficher dans la maison ou en classe) 2) respirer 3 fois lentement 3) exprimer l’émotion ressentie 4)dire ce dont on a besoin ( bouger, être écouté, manger, boire, être réconforté,…) 5) sourire et retourner la main
  • la main retournée symbolise la fin de l’exercice de gestion émotionnelle.

Avantages de cette technique :

  • l’enfant garde le contrôle de ses mouvements en se concentrant sur le fait de garder sa main sur l’outil et de suivre les instructions.
  • il a recours à sa respiration et la verbalisation émotionnelle.
  • il est acteur de son mieux-être en identifiant ses besoins et en demandant de quoi les satisfaire.
  • sa main est occupée pour éviter les gestes agressifs

1 2Format PDF à télécharger ici.

 

Inspiration : http://childhood101.com/2015/03/helping-children-manage-big-emotions/

 

10 Le thermomètre de la colère

Le fait de se concentrer sur l’intensité d’une colère en soi et de canaliser son énergie en la coloriant apaise l’amygdale dans le cerveau des enfants. Simple et efficace.

Voici le support à colorier :

11 Méditation pour calmer la colère

La méditation suivante est basée sur la pleine de conscience de la colère. Elle a pour vertu d’aider les enfants à accepter l’émotion et à la traverser. Y compris si c’est une colère passée (qui pourrait être bloquée).

Vous pouvez soit lire le texte à votre enfant, soit l’enregistrer afin que votre enfant l’entende quand il le souhaite ou en a besoin, soit la laisser lire à votre enfant en autonomie.

Elle est extraite d’un livre que je vous recommande chaleureusement : « Mindfulness : la pleine conscience pour les enfants » de David Dewulf

 

« Assieds-toi bien droit.

Ferme tes yeux.

Sens ta respiration au niveau de ton nez.

Peux-tu sentir comment l’air entre et sort ?

 

Porte ton attention à ta poitrine et à ton ventre.

Soulevés lorsque tu inspires.

Relâchés lorsque tu expires.

 

Quand t’es-tu fâché pour la dernière fois ?

Que pensais-tu à ce moment ?

Que sentais-tu dans ton corps ?

 

Sens-tu maintenant aussi de la colère ?

Quelle est sa grandeur ?

Peut-être aussi grande qu’un ballon ?

Laisse l’air s’en échapper jusqu’à ce qu’elle devienne comme un petit ballon.

 

Accueille la colère comme ta meilleure amie.

Inspire et expire.

Ta colère est devenue une toute petite balle 

dont tu peux faire ce que tu veux.

Inspire et expire. »

 

12 Le transformateur de colère en calme

L’enfant place son doigt au centre du cercle de feu lorsqu’il ressent de la colère. Cette première étape lui permettra d’accepter son émotion et de focaliser son attention sur un geste (placer le doigt) plutôt que de se laisser emporter dans une tempête dévastatrice. 🙂

Ensuite, il avance son index au rythme de ses respirations : cela permet de s’éloigner symboliquement de la colère/flammes pour se rapprocher du calme/eau. La respiration calme envoie le message à l’amygdale que tout est OK. Le cortex préfrontal garde ainsi les commandes.

Après la 4eme respiration et s’il se sent prêt, il glisse son doigt dans le cercle d’eau.

La notion de « quand il se sent prêt » implique qu’il est toujours en contact avec ses émotions et sa respiration et qu’il prend conscience que le calme est là.

 

L’utilisation de ce transformateur de colère en calme permettra aux enfants de s’entrainer à traverser leur colère grâce à leur attention et leur respiration.

De plus, il sera l’occasion pour les parents de revenir sur ce qui a déclenché le feu/la colère afin d’aider l’enfant à identifier ses besoins (ainsi que des manières de les satisfaire sans violence).

13 La roue pour libérer la colère sans violence

Vous avez été très nombreux à télécharger les cartes pour exprimer la colère sans violence.

Sur le même principe, je vous invite aujourd’hui à réaliser avec votre enfant une roue de la colère qui comportera les moyens les plus adaptés pour « traverser » la colère.

Le fait que l’enfant soit impliqué dans le processus de création est essentiel car il se prépare ainsi mentalement à l’utilisation de ces outils et prend conscience de sa capacité à gérer ses émotions.

 

Suggestions :

  • fermer les yeux et respirer profondément en comptant jusqu’à 10 dans sa tête
  • boire lentement un verre d’eau
  • serrer la balle absorbe-colère (voir cet article)
  • demander un câlin
  • colorier le dragon de la colère (voir cet article pour le modèle)
  • souffler sur le volcan de la colère (voir cet article pour le modèle)
  • penser à la personne qu’on aime le plus
  • s’imaginer dans le lieu où on se sent le plus en sécurité
  • serrer fort son doudou
  • gribouiller
  • pleurer pour se soulager
  • sauter sur place en levant les bras en l’air
  • dire « je ressens de la colère »
  • chanter
  • tracer un grand « C » en l’air
  • imiter un personnage de cartoon en colère
  • demander l’attention de papa/maman
  • se servir du cerveau dans la main (voir cet article)
  • sortir et marcher

 

2 exemples de roue

Voici 2 exemples de roue que vous pouvez télécharger au format pdf ici.

roue de la colère 1 roue de la colère 2

 

14 Le cerveau dans la main

J’aime beaucoup l’approche psycho-neuro-éducative proposée dans le livre de Daniel Siegel « Le cerveau de votre enfant ».

Les éditions Les Arènes ont d’ailleurs réalisé cette vidéo pour vous aider à expliquer à votre enfant comment son cerveau fonctionne afin qu’il puisse gérer ses émotions.

Je vous invite à réaliser les mouvements avec lui et à discuter de cet outil utile pour la vie.

 

15 La musique

Je vous propose de découvrir une sélection de musiques pour apaiser les enfants, faciliter leur concentration et leur créativité. Elles ont aussi pour vertu de transmettre la joie.

Notez qu’elles fonctionnent également pour aider les adultes à relâcher la pression. Moins de stress, plus de bonheur !

 

 

16 Yoga : le volcan

Voici la posture du volcan présentée dans l’excellent livre « Léa et le chat Yogi ». Elle permet d’apaiser la colère !

 

17 La cohérence cardiaque

la respiration profonde apaise le corps et l’esprit. Plus scientifiquement, les pulsations cardiaques ralentissent et le cerveau reçoit l’information que « la situation s’améliore ». Testez la cohérence cardiaque en synchronisant inspiration et expiration avec le mouvement du papillon :

 

18 Le coussin absorbe colère

Le fait de serrer fort un doudou ou un coussin évacue les tensions et active les émotions liées à l’affection (câlin).

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Pour finir, voici des livres pour accompagner les enfants dans la gestion de leurs colères :

 

 

« Le livre de la colère » de Cédric Ramadier et Vicent Bourgeau sur amazon.fr (dès 2 ans)

Le livre est rouge de colère ! Aidons-le à s’apaiser !

  • en reconnaissant son émotion
  • en comptant jusqu’à 10
  • en l’aidant à verbaliser ce qu’il ressent
  • en cherchant le déclencheur de la colère
  • en lui prodiguant un câlin réconfortant
  • en faisant preuve d’humour

Bref, ce sont là des techniques de retour au calme qu’apprendront d’autant plus facilement les enfants pour les utiliser lorsqu’eux-mêmes subiront une tempête émotionnelle. 🙂

 

Commander « Le livre de la colère » de Cédric Ramadier et Vicent Bourgeau sur amazon.fr

 

« Sam et Watson : Plus forts que la colère ! » de Ghislaine Dulier et Bérengère Delaporte (dès 4 ans)

« Sam et Watson plus forts que la colère » est une réussite car il aide les enfant à développer des ressources internes pour gérer leurs émotions (respiration, visualisation,…). De plus, il introduit un personnage fictif sympathique, Watson, que les enfants évoqueront avec plaisir à la fois dans les valeurs qu’il représente (l’amitié, la sagesse, la gentillesse,…) mais aussi comme « compagnon bienveillant » auquel ils pourront se référer mentalement face, par exemple, à d’autres émotions comme la peur.  Ce dernier argument est encore plus vrai quand on sait que la collection Sam et Watson compte déjà 3 ouvrages dont un sur la confiance en soi dont nous parlerons très bientôt.

« Sam et Watson : Plus forts que la colère ! » de Ghislaine Dulier et Bérengère Delaporte est disponible sur amazon.fr

3 La colère du dragon de Philippe Goossens er Thierry Robberecht (dès 4 ans)

Quand je suis en colère, je me transforme en un horrible dragon gigantesque qui détruit tout sur son passage. La colère brûle en moi et il faut que ça sorte ! »

Une des forces de cet ouvrage est qu’il décrit le processus de la colère selon la perspective de l’enfant : de la transformation en dragon « qui ne réfléchit pas et ne reconnait personne » en passant par les conséquences « je me sens triste et honteux. Je n’ai qu’une envie : pleurer, pleurer très fort pour éteindre le feu qui brûle en moi ! ». C’est une aide précieuse à la verbalisation.

Autre aspect de ce livre : le point de vue des parents y est abordé avec notamment l’accent sur le fait que crier sur un enfant en colère est inutile, ou encore lui demander pourquoi il s’est mis en colère (l’enfant ne sait pas), etc.

Bref, chacun y apprend à apprivoiser le « dragon en colère » et à découvrir des idées pour l’apaiser.

La colère du dragon de Philippe Goossens er Thierry Robberecht est disponible sur amazon.fr

 

 

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